Ghostface revient pour tuer Sydney et sa descendance.
Et voici une bien morne enfilade de jump scares trop faciles, pas très joueuses et encore moins fines, servie sur une trame limpide qui refuse de se compliquer la tache, des rebondissements absolument passables, des références de surface, trop rares. Qui est le nouveau tueur et à quelles règles établies, ou pas, obéit-il ? De là à dire qu'on s'en fout...
Scream 7, un peu à l'image des précendents navets de la saga, s'autocite et s'auto référence, se caricature plus qu'il se parodie, dans un scénario pourtant écrit par K. Williamson, jouant les films dans le film sans parvenir à nous y inviter. L'histoire aligne les poncifs en prétendant avoir le recul nécessaire : elle ne l'a jamais. Le scénario brasse des thèmes trop connus et se contente de surligner plus que de raison que Tatum vit dans l'ombre de la célèbre mère. Le film manque encore une fois d'une idée forte (quand ces idées ne sont pas imbuvables : le couteau tordu et la voiture qui tue Ghostface) et ne relance jamais la saga, revenant sans cesse sur ses acquis ; et ce depuis plusieurs épisodes. Je ne parle pas du coup de théatre final et "giallesque" qui est complètement insensé...
C'est toujours attendu au tournant, sans surprise et profondément rébarbatif, rien qui puisse nous attirer. Craven est un incompris.
Mais le plus effrayant demeure peut-être... le visage tristement inexpressif de Courteney Cox.