C'est toujours et encore un exploit technique absolument extraordinaire, aussi bluffant que d'une beauté esthétique
digne des plus grands films sur l'époque victorienne. Les fans
seront de toutes façons servis et bien servis : le thème
générique est là, la technologie moins haute que
délirante également, il y a bien plus de finesse que de réelle hilarité,
des trouvailles de génie, des personnages de caractère et
un bel hommage à la série B anglaise qui fit les beaux jours
de la Hammer.
Visuellement sublimissime et désuet, scénario
simplissime... et c'est à ce niveau que le film pêche dangereusement
: le mystère du titre est dévoilé au bout de 40 mn,
ce qui rend la seconde moitié du métrage un peu pâteuse,
à peine relevée par une séquence de transformation
rigolote ; et ce jusqu'au final kingkonguesque ! En devenant long le métrage
W & G se dilue trop et le travail d'orfèvre ne peut pas toujours ratrapper quelques faiblesses notables
: sans bon scénario la technique n'est rien.
NOTE : 12 / 20