Editorial
Filmographies
Le coin fantastique
Mail
Liens

 

Soul
Budget = 150 M$
BOX OFFICE France = - entrées
BOX OFFICE USA = - M$
BOX OFFICE Monde = (7,6) M$
 

Ce que j'attends avant tout d'un film c'est d'être pris à rebrousse-poil, étonné, emporté : Soul est un cartoon qui ose le jazz, se dotant enfin d'un héros afro-américain et tentant l'approche métaphysique pour aborder des thématiques adultes.
Une fois de plus, après Soul vous ne regarderez plus un cartoon comme avant : les épisodes se déroulant sur Terre possède une densité d'images invraisemblable, provenant d'un travail sur les textures proche de la perfection, d'une colorisation proprement éblouissante et d'un photo-réalisme prodigieux qui tranche avec le simplisme assumé du monde des âmes. Quelque part "enfantin" afin de signifier un état antérieur à la naissance, mais pas toujours agréable visuellement. Il s'en trouve une oeuvre foudroyante d'imagination (l'idée d'une création de la personnalité post-natale dont la passion serait la flamme de l'existence) où, à la perfection technique, s'ajoute un hommage vibrant aux images animées et à l'art en général, depuis Picasso jusqu'à O. Cavandoli.
Soul est donc un anim' qui ne ressemble à aucun autre (il y a sans aucun doute un peu de Vice versa, non ?), à l'imagination sans borne, avec une foultitude de petits messages destinés à nous faire du bien (sur nos obsessions, sur nos existences en générale). Soul argumente d'un véritable déterminisme des âmes afin de mieux nous enjoindre de se donner les moyens afin de trouver et suivre sa voie ; sa véritable voie. Pourtant, à mon sens, l'ambition du film se trouve ailleurs. Si le scénario se penche bien évidemment sur nos ambitions, nos envies, nos désirs de vie, la trame nous ouvre les yeux sur la beauté de cette même vie et nous invite à la serrer à bras le corps en cessant -sans doute- de se demander ce qu'est une existence "réussie" ; profitant de ces petits plaisirs du quotidien plutôt que de ces rêves qui ne nous apporteraient pas forcément entière satisfaction. Préférant même donner plutôt que recevoir, se penchant vers les autres plus que, égoïstement, sur sa propre et seule destinée ; et cela constitue assurément l'essence du film.
Drôle, léger comme une âme et profond tout à la fois, Soul mérite amplement plusieurs visionnages afin d'en capter toute la substantifique moëlle. Il y a de grandes chances que je l'apprécie encore plus une seconde fois...

NOTE : 15-16 / 20

La critique des internautes
 



NOTE : -/20

-