La famille Beiler.
On change réellement de décor et de monde (une ferme Hamish, perdue au milieu de nulle part) pour donner un nouveau souffle à cette très médiocre saga. Et on en profite pour donner de l'air au scénario avec ce retour au source d'une jeune femme abandonnée, couplé à une recherche de ses origines. On sent que le scénario a été plus soigné que d'habitude, plus construit également : et il gagne ainsi notre attention.
Pour le coup il installe réellement une atmosphère particulière, liée aux coutumes Hamish, mais également à un décor d'un autre temps, une impression de rentrer dans un inconnu sans nul doute plus déstabilisant, et donc plus terrifant (a contrario des éternelles maisons qui représentaient le foyer bienveillant). L'église abandonnée plonge définitivement le spectateur dans cet "au-delà" de la réalité.
Même si l'on retrouve cette introduction de 1/2 heure, elle s'avère enfin utile et le film, étonnamment sobre, sans grande surenchère, surprenant, se réserve pour un final beaucoup plus intense ; non pas que ce Next of kin soit totalement réussi, mais sa révélation et sa logique reste implacables. C'est finalement un film qui ne ressemble pas forcément à un Paranormal Activity, et c'est ça qui rend le film qualitatif. Même si le fond, sur la base de codes démonologiques à la recette bien connue, en regard de l'épouvantable saga, on se doit d'être indulgent.
Une frousse bien orchestrée qui retrouve l'essence des found footage originels et gagne surtout en profondeur.
NOTE : 12 / 20