Le salaire de la neige.
Un alpiniste et sa sœur, traumatisés par une première scène tendue (le daddy n'a pas de couteau ?) se retrouvent quelques années plus tard pour la montée du K2, pour le compte d'un milliardaire.
Pas d'authentique bad guy ici, ce sera la technologie et le fric Vs le vieux de la vieille et son équipement rudimentaire ; les hommes contre la montagne. Ou presque.
L'Himalaya donne lieu a de superbes images, les effets sont couillus, mais la trame reste limpide comme de la neige fondue au soleil : accident, secours et aide. Sur un air bien connu de rédemption. De plus, rajouter une sauce épicée à base de nitro demeure une idée absolument pas judicieuse, trop Hollywoodienne et complètement cinoque, autant que l'abus abusif de rebondissements peu crédibles in fine.
Vertical limit traverse cependant le temps comme un pur actioner, doublé de l'histoire profondément humaine et plus complexe qu'il n'y paraît de ses survivants et autres sauveteurs. Le montage alterné systématique dynamite le film.
Au-delà de l'efficacité, de l'intrigue qui s'impose sur la longueur, le scénario aurait gagné à rester plus sobre. Mais cela reste du bon cinoche, parce que rare sont les scénarii à suspense où l’on
s’accroche au fauteuil, grâce à des scènes époustouflantes,
des effets impeccables, un scénario millimétré et
bien agencé, et un réalisateur au meilleur de sa forme
qui exploite espace et décors à la perfection.
Demeure une "erreur" scénaristique et morale vraiment gênante aux entournures :
le p'tit gars traumatisé d'avoir tué une personne afin de sauver 2 vies, va malheureusement en sacrifier a minima 3 pour en sauver... finalement 2. Sic !