Rafiki raconte à Chiara (et à Timon et Pumbaa) la jeune histoire du roi Mufasa.
J'avoue bien bas y être allé à reculons, comme pour l'inutile remake de 2019, porté par la seule nostalgie. Mais j'ai bien vite été pris par la qualité des chansons -peu nombreuses en l'occurence-, un réalisateur qui griffe littéralement son film et nous entraîne, des images à tomber par terre (les séquences dans / sous l'eau sont particulièrement impressionnantes), d'une incroyable beauté, presque irréelles. Même si je lui reprocherais toutefois une caméra trop inutilement remuante, sans jamais un plan fixe, un temps d'arrêt, un souffle. Sur 2 heures de temps.
Alors, qu'en est-il du scénario ? Un petit animal loin de ses parents qui essaie de s'intégrer à une nouvelle tribu, se retrouve mélé à moult aventures et rencontres essentielles. On retrouve les thèmes et les tics du Roi lion (l'éloignement du futur héros, les méchantes hyènes sont devenues de méchants lions blancs, les terres inconnues et mystérieuses, et le retour de Zazou), mais l'histoire est fluide et se suit sans gêne aucune, une origin story qui emprunte de nouveaux sentiers, aussi dramatiques et intenses, avec ses propres relents shakespeariens et un rythme endiablé.