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Birds of prey
Cathy YAN
Budget = 84,5 M$
BOX OFFICE France = 1 174 / 53 035 - 412 000 - (1 046 000) entrées
BOX OFFICE USA = 33,0 / (84,2) M$
BOX OFFICE Monde = (201,9) M$
 

Le rire du Joker résonne... de loin... de très, très loin.
Plutôt qu'une analyse improbable de ce nouveau navet DC / Warner, sorte de Deadpool autant au rabais qu'au féminin, il convient de décrire en détails ce à quoi je viens juste d'assister. Juste pour vous mettre le sang à la bouche.
Mettons tout de suite les choses au point : mettre plusieurs femmes, même en tenue parfois légère, dans une oeuvre cinématographique n'a jamais rendu un film féministe ; pas plus que de faire de tous les mâles de potentiels méchants. Le thème n'est très clairement jamais abordé, pas plus que sous-entendu ou susurré dans une quelconque scène de ce Bird of prey. Et c'est déjà à ce niveau que le scénrio sonne creux : l'absence d'une thématique sous-jacente mais forte. Je vous rassure (ou pas) les personnages ne sont pas en reste : en faisant une espèce d'origin movie à propos des Birds of prey -groupe qui n'aura finalement que très peu d'existence à l'écran- ils sont parvenus à nous pondre un produit artificiel, pop, vide, ni drôle, ni triste, ni fun ni quoique ce soit d'ailleurs.
Ce cabotinage organisé et à loisir de Margot / Harley aurait pu habiller le personnage : sauf que la transformation à l'écran est catastrophique, ouvertement insupportable (mais il ne suffit pas de le dire clairement dans le film pour s'en dédouaner) ne parvenant jamais ni à masque une folie d'apparence (on n'y croit ja-mais), sans âme aucune, ni un être esquissé et dont on ne saura rien ; son manque d'ambiguité est flagrant et dénote totalement. Le traitement de ses colllègues de bureau ne brille guère plus : des explications fonctionnelles ne font pas naître, par la magie du 7ème art, des créatures pitoresques et mémorables. On se pose constamment des questions n'appellant jamais de réponses, on ne s'attache pas,, on ne vibre pas. Et sans même aller jusqu'à évoquer Black Mask : dézinguer par le scénario, le pauvre E. McGregor campe un guignol de foire sans charisme, aux punchlines absolument ridicules et qui ne risque aucunement de nous faire trembler ; dans quelque sens que ce soit. Même traitement amateur pour ces lignes de dialogues bassement insignifiantes, quand elles ne sont pas tout bonnement imbuvables, débouchant sur un humour infantile que quelques séquences R-rated (je vous rassure la violence est très mesurée) et faussement cartoonesques ne parviennent jamais à relever.
Encore aurait-il fallu développer quelque chose qui ressemble à une histoire : non content d'avoir écrit un script simpliste, on tente de mettre tout cela dans le shaker d'un montage pseudo-moderniste (une espèce de mise en abîme indélicate...) pour en retirer un film qui oublie deux choses capitales à sa survie. Avoir une intrigue digne de ce nom pour, non seulement faire avancer nos héros, mais pour garder également le spectateur aux aguets ; générer une quelconque forme d'émotion pour épaissir la sauce et nous plonger dans le bain. Ici on va courir après un diamant 1h45 durant.
Non content de ce dilettantisme, Birds of prey est visuellement passe-partout et sa réalisation tritounette, voir anodine.

NOTE : 5 / 20

La critique des internautes
 

Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn est le nouveau film de Cathy Yan.Ce long métrage est un spin off de Suicide Squad raconté par Harley Quinn en personne. Lorsque Roman Sionis maître du crime a Gotham décide de s'en prendre à Cass ,un quatuor feminin improbable composée de Harley,la Chasseuse,Rene Montoya et Black Canary se forme afin de contrecarrer les plans de Sionis.
La mise en scène est efficace et est ponctuée de flashback expliquant les origines des principaux protagonistes.On a droit à des scènes d'action dynamiques et de courses poursuites assez déjantées. Le scénario est assez simple et ne permet pas d'installer de sous intrigues ou de davantage développer les personnages principaux notamment celui de Roman Sionis dont on ne comprend pas vraiment les objectifs hormis de remplacer le Joker et de faire main basse sur Gotham.Le récit va ainsi tourner autour de la quête d'un diamant que convoite plusieurs personnages pour différentes raisons.Niveau casting le film fait la part belle a Margot Robbie en Harley Quin déjantée,provocante, hilarante et au desir d'émancipation affirmé après sa rupture avec le Joker, Ewan Mc Gregor en Sionis viril et haut en couleurs ; Rose Perez en flic non corrompue mais jusq'au boutiste.On notera une bande son entraînante et délirante ainsi qu'une atmosphère et des décors bien représentatifs de l'univers sombre de Gotham. Au final Birds of prey s'avère un bon blockbuster DC Comics divertissant et fun malgré une insuffisance scenaristique évidente.

NOTE : 14 / 20

John MEYER