Editorial
Filmographies
Le coin fantastique
Mail
Liens

 

Titane
Julia DUCOURNAU
Budget = 7,4 M€
BOX OFFICE France = 1 108 / 12 600 - 89 000 - (300 000) entrées
BOX OFFICE USA = 0,533 / (1,4) M$
BOX OFFICE Monde = (4,4) M$
 

Un accident de voiture, un film de J. Ducournau. C'est donc l'histoire d'une accidentée, qui prend son pied avec les bagnoles, dans un film érotico-horrifique ? Seulement dans ses premières minutes...
Après avoir décliné un peu gratuitement tous les codes anti-féministes (où féministes, pour qui l'absence de soutien-gorge supplante toute idéologie...) -saphisme, corps de femmes surexposés, nudité féminine, mâles trop entreprenants- le film change radicalement de ton et s'égare totalement avec l'arrivée d'un père providentiel et tombé de nulle part. Plutôt qu'au fantasmatique Crash, Titane me ferait plutôt penser, dans un premier temps, à une odyssée meurtrière façon American psycho ou Tueurs nés, mais traitée de façon totalement insensée puisque virant de manière inopinée, malgré les ambitions affichées, en un... reportage sur les hommes du feu ! Sans doute trop préoccupé qu'il est par des thématiques annexes qui ne nous transportent pas, ou que l'on ne nous donne pas envie de décortiquer. Visuellement soft plus que sobre, pas même repoussant, le film erre, sans but, toujours sur le fil rouge qui le sépare du ridicule, avant de basculer trop tardivement sur un Baby blood Vs Tetuso.
Titane oublie donc sa raison d'être en cours de route et, de ce fait, ennuie copieusement son audience alors que j'en espérais énormément ; même au gré de rares séquences, cependant ni chocs, ni douloureuses, ni poisseuses, ni provocs comme on était en droit de les attendre ; seulement et simplement vides malgré le riche matériau initial. C'est ainsi que l'envie nous prend de voir le film commencer... après 1h45 de métrage... car le scénario parait constamment se chercher, ainsi qu'un angle d'approche, un thème fort. Il n'y a bien que la transformiste A. Rousselle pour délivrer une prestation époustouflante et habitée, ainsi qu'un V. Lindon qui refuse à se cantonner dans certains types rôles un peu "faciles" et prend de sublimes risques.
La réalisatrice limite bien souvent sa vision à deux misérables plans par scène, usant de plans longs et trop inexpressifs, alors que l'on sent poindre ça et là un grand sens de l'image et du cadrage. Trop rarement mis en avant.

NOTE : 5 / 20

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

-