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Spider-man : No way home
Budget = 200 M$
BOX OFFICE France = 9 775 / 476 494 - 2 868 000 - 7 320 000 entrées
BOX OFFICE USA = 260,1 / (804,8) M$
BOX OFFICE Monde = (1 901,2) M$
 

Spider-gâchis : dans la droite lignée de la désormais trilogie, qui s'enfonce de film en film...
No way home gâche une matière première prometteuse avec un scénario bouffonnant et une trame prétexte ("Ne fait pas ça... Ah ! Il l'a fait !"), gros défaut et grande faiblesse de cette saga 2010/20. En réalité c'est toute l'architecture de l'histoire qui fait vaciller le film.
Premièrement il foire complètement mon fantasme de fan, celui de voir démasquer Parker au grand jour en se concentrant furieusement sur un aspect mineur de cette révélation (les études...). Ensuite il se transforme en une vaine chasse aux méchants, guère plus excitante qu'une chasse aux papillons : ainsi naît l'impression de feuilleter un album de famille quelconque, presque lointain, sans apport de grands sentiments et aux clins d'œil fades, caricaturaux (les liens entre les héros), puisque se bornant à citer les films précédents sans fard. L'interaction entre les deux autres métrages se borne à du bis repetita, jamais aussi finement amené que le coup de la toile -clin d'oeil hautement symbolique- et donnant cours à l'immense majorité des easter eggs.
Le gros souci de ce No way home est que son scénario ne tient jamais sur ses assises : Peter en sauveur de méchants (parce qu'ils méritent une "seconde" chance, lol ; et parce que Spidey a un bon fond), c'est comme si l'on transformait ces puissants bad guys en guignols sans âmes. Par ailleurs l'intrigue demeurera extrêmement frêle, et hantée de bien trop de facilités scénaristiques, nous empêchant de plonger dans l'histoire (les médecines vite faites bien faites, le rôle de Doc Oc, comme un pansement pour une impasse scénaristique). On restera alors dans un ennuyeux attentisme, avec toujours la vive envie de secouer ce scénario à sens unique, platement moralisateur dans le fond et totalement orienté vers le public adolescent. De plus on gardera toujours une longueur d'avance sur l'histoire, ce qui empêchera de générer toutes émotions, même au moment les plus cruciaux (la mort d'un personnage, le sauvetage de M.J.).
On se contentera donc de combats hautement épiques pour cette œuvre plus de deux cent fois millionnaire, et d'FX à la hauteur de son illustre budget ; et un petit plaisir nostalgique. Même Jon Wattz se contente de ne faire que le job, sans insuffler quoique ce soit à son film, parfois mal à l'aise dans les scènes les plus intimistes. Un comble.

NOTE : 8-9 / 20

La critique des internautes
 

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NOTE : - / 20

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