Rue Malaga : voyage à Tanger.
Quand sa fille décide de vendre l'appartement où elle a toujours vécu, Maria, exilée espagnole, voit sa vie vasciller. Mais sa joie de vivre et son attachement à son quartier, son passé, vont la pousser à reprendre le dessus, quitte à repartir de zéro.
Rue Malaga décrit avec justesse et sensibilité l'ambiance inimitable des quartiers marocains, le thème puissant de la solidarité et de la bonté d'âme, de la simplicité, du bonheur et de l'amour. M. Touzani osant montrer les corps et les sentiments chez le troisième âge, mais avec beaucoup de pudeur. Mais ce qui nous bouleverse c'est tout simplement -ou pas- la façon dont l'auteur nous montre sans fard les liens qui se tissent entre les gens, ces liens qui les unissent ou qui les séparent, ceux qui transforment une relation orageuse en amour, et cet amour filial qui devient la cause d'un tourment profond et cornélien, et d'une immense souffrance.
Carmen Maura illumine ce film émouvant, poignant et à la fois dur.