Coutures, de femme en femme. Réalisatrice, mannequin débutante ou pas, maquilleuse, couturière... Femme malade, migrante, femme qui rêve, qui survit, femme qui travaille plus que de raison. Femme qui s'oublie, qui se meurt.
La mode n'est vraiment pas ma tasse de thé : je ne savais trop comment il allait être traité ici... Ce monde qui allie débauche de fric, de strass, de faux semblants, d'apparences, de mysogynie ; symptômes hideux et masqués d'une société malade de ses richesses et de son hypocrisie. Mais ce n'est pas (seulement) un film sur l'univers de la mode, c'est un film sur les femmes. Les coutures du film sont celles de ses personnages, celle qui façonnent leur existence comme un patchwork de moments, de souvenirs et d'espoir.
On notera la sobriété de la réalisation, de la photo, sobre mais jamais laissées au hasard.
La jeune Anyer Anei est stupéfiante et réellement touchante