One love retranscrit très justement (le film a été produit en famille) la vision humaniste du chanteur, un homme épris de justice, apolitique et intègre, dans le contexte géopolitique tendu de la Jamaïque des années 70. Le scénario passe en revue tout ce qui a fait de Bob Marley l'artiste engagé qu'il fut, ainsi que son incroyable héritage.
Depuis son rêve de sauver la société par la musique (il a joué un rôle essentiel dans le processus de paix de son pays) jusqu'au B-A-BA de philosophie rastafari qui devinrent celle de l'homme, en passant par quelques séances de création plutôt réussies.
Mais il faut bien dire que l'écriture scénaristique est définitivement laborieuse (certains flashbacks) et elle manque fortement de liant, celui-là même que les célébrissimes chansons ne parviendront pas à cimenter. Et la réalisation n'est pas vraiment à la hauteur des ambitions de l'oeuvre, trop anodine et appliquée.