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Dark waters
Budget = - M$
BOX OFFICE France = 1 645 / 21 385 - 154 000 - ? entrées
BOX OFFICE USA = 0,103 / 0,6 / (11,1) M$
BOX OFFICE Monde = (15,1) M$
 

Erin Brokovich -
On a beau avoir une conscience citoyenne, mieux encore que de se dire "écologistes", puisqu'on doit se battre pour que nos enfants puissent vivre dans ce monde qui fut le nôtre. On a beau être fan autant de l'acteur que de l'activiste Mark Ruffalo, extraordinaire dans ce rôle. On a beau suivre la passionnante carrière de Todd Haynes depuis le début. Dark waters ne parvient qu'en de rares occasions à soulever notre intérêt, plus que notre colère ; tout juste attiser notre curiosité sur une affaire moins banale que symbolique (la prise de conscience d'un avocat défenseur des grandes entreprises). David -avocat mettant en péril sa carrière- contre Goliath -multinationale intouchable- : son long combat contre un géant de l'industrie chimique, pollueur notoire aux méthodes plus que douteuses et rien de moins qu'inhumaines.
Le problème c'est que le film enfonce des portes ouvertes, témoin d'un événement majeur déjà relayé par la presse, qui ne laissera personne dans l'expectative tant on sait qu'il n'a strictement rien à prouver. L'avocat, noyé sous les dossiers, voit sa vie privée vaciller face à l'ampleur, la longueur de son combat, jusqu'au happy ending : le film use de tout ces artifices classiques pour enrober un discours tout à fait louable, mais qui manque de punch, pas assez viscéral, pas suffisamment détonnant.
Reste qu'il touche du doigt certains enjeux majeurs et notamment la puissance infinie de Dupont, tant légal que sociale, puisque pourvoyeur d'emplois, véritable voyoucratie de riches ; et il attire notre regard et notre indignation de par son récit d'un scandale sanitaire étouffé dont on connaît les retombées (le Teflon). Sincère, Dark waters arrive après la bataille et de toutes façons manque de relief.

La critique des internautes
 

 

NOTE : - / 20

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