La fille du consul chinois aux USA est kidnappée contre une rançon : il exige qu'un policeman de son pays épaule l'agent local en charge de l'enquête.
Rush hour est l'archétype même du buddy movie à l'ancienne, façon "Starsky et Hutch", où les antagonistes se doivent de faire équipe, affirmer leurs différences et les mettre de côté afin de résoudre une enquête grâce à leur complémentarité ainsi dévoilée. Et ici Jackie chan fait du Jackie Chan (et de toutes façon on adore ça, depuis les combats en corps à corps jusqu'aux cascades grandioses) alors Chris Tucker pousse à l'excès sa voix de crécelle.
Rush hour reste un film de série, vraiment très peu ambitieux, parfois fun, mais le genre de film dont on a toujours longueur d'avance sur le scénario et dont les enjeux sont trop maigres pour nous exciter. On est installé pour passer en revue tous les effets hollywoodiens, depuis les explosions jusqu'aux poursuites, des car chases jusqu'aux gun fights. Avec une belle préférence pour les séquences d'arts martiaux.
On peut affirmer que l'idée de base, à savoir essayer de ramener un peu de kung fu à Hollywood, boosté par le mélange avec la comédie, était plutôt bonne en soit. Cependant l'irrésistible bêtisier final demeurera le moment plus réjouissant du film.
Alors que "Dont touch a black man's radio" restera pour la postérité.