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La fièvre du samedi soir
Budget = 3,5 M$
BOX OFFICE France = ? / ? - ? - 4 362 000 entrées
BOX OFFICE USA = 3,9 / 94,2 M$
BOX OFFICE Monde = 237,1 M$
 

Sex, drug and disco.
Saturday night fever nous présente la jeunesse un rien désœuvrée et insouciante de la fin des années 70, sans fard ni censure, une jeunesse ivre de jolies filles, de bagarre, de soirées du samedi soir et de danse. Sur les airs entraînants et enivrants des Bee Gees et de quelques autres chef-d'oeuvres de la musique américaine d'alors.
On (enfin : moi) a tort de se souvenir de ce film comme d'une œuvre gentillette et douceâtre : les numéros de danse y sont complètement endiablés, le langage employé par ces jeunes est vulgaire et profondément provocateur, les images très sexuées et osées, et les situations tournent facilement au drame le plus abject. Cependant J. Badham en fait une œuvre à la fois générationnelle et intemporelle, brillante et réfléchie à chaque plan, esthétiquement sublimée.
Il y a par dessus tout des personnages forts et inoubliables : l'amoureuse éperdue et éconduite, le jeunot et son cas de conscience dans une Amérique encore puritaine; et ce "héros" qui se cherche et ne sait écouter les autres.
On retrouve enfin pléthore de thèmes sous-jacents et essentiels : la vie des familles d'immigrés italiens, une religion omniprésente, un fossé culturel et parfois générationel, le sujet encore tabou du sexe ou de l'avortement. Et celui de la banalisation du viol, dont la scène, d'une grande violence, nous interpelle à la manière du héros.
La fièvre du samedi soir répond parfaitement à son titre, de façon toujours aussi moderne : une fièvre qui se transporte du dance floor jusque dans la rue, dans les mentalités encore très patriarcales.

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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