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Munich
Budget = 70 M$
BOX OFFICE France = 3 143 / 56 988 - 426 000 - 1 039 000 entrées
BOX OFFICE USA = 4,2 / 47,4 M$
BOX OFFICE Monde = 131,0 M$
 

Construction faussement en parallèle pour un film qui fait suite aux attentats de Munich en 1972 : Un homme et un groupe d'experts sont mandatés pour supprimer les dits terroristes.
On y découvre un casting de choix, pour un pitch d'actioner transformé en œuvre bavarde. Oh bien sûr Steven sait y mettre les formes, mais cela ne suffit pas à soulever notre intérêt : le film devient rapidement un décompte mortel passable, pour ne pas dire douteux...
Moralement Munich met en exergue la justice expéditive israélienne et la moralité d'une vengeance aveugle, et souvent lâche puisque perpétrée à la bombe plutôt qu'armes à la main. Le film refuse même d'aller au bout de sa logique hideuse (la petite fille épargnée). Mais il restera un rien simpliste derrière sa violence : le tueur ne sera touché par le remords, par la mort de victimes collatérales, rattrapé par le doute quant au bien fondé de ses actes, leur vaccuité, qu'après des mois de meurtres, avant d'être rattrapé lui-même par la peur. Certaines scènes ne sont guère probantes, notamment celle avec le regretté M. Lonsdale, ou la séquence du bar.
Munich n'a rien d'une série B jouissive, ni d'un film assumé tarantinesque : inversons les rôles et imaginons des palestiniens se vengeant de la mort des leurs, assassinés lors de manifestations, tuant quelques "innocents", et il est fort à parier que l'oeuvre aurait eu des consonances très différentes aupèrs du public...
On lui reprochera également de survoler le problème palestinien ou de l'évoquer sporadiquement et du bout des lèvres. Ne mettant que rarement en valeur la complexité du problème, Spielberg donne le beau rôle aux israéliens, en tous les cas paraît l'excuser ou le minimiser, concluant par un texte qui n'est pas loin d'être une lettre de félicitations.
Au final l'auteur de ne pose jamais les questions essentielles : qui tuera celui qui s'est vengé (un doute, plus qu'un questionnement) ? Qui se vengera des dommages collatéraux d'une telle vendetta ? Que veux dire Spielberg à travers ce film si ce n'est cautionner la cause israélienne de la pire des façons ?
Une oeuvre qui parle de haine, sans solution... Un pénible et triste faux pas dans une filmo pourtant sans tâches.

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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