Crawl 2 : Buffet à volonté.
Un terrible ouragan engloutit une ville côtière, libérant des requins dans les "rues" de ce qui fut une paisible cité.
Nature prédatrice est ce que l'on peut appeler un crossover entre un film de requin et un film catastrophe, avec ses personnages de série (les enfants étant les plus intéressants), ses dialogues qui comblent le vide et son montage alterné très chaotique.
Le film répond aisément au schéma "Menaces - Catastrophe - Survie", avec quelques CGI un peu pâteuses mais beaucoup d'effets de plateau pour servir un scénario des plus basiques, caricatural, mais avec un certain potentiel. Potentiel malheureusement noyé par d'incroyables, improbables méga coups de masse sur l'arrière du crâne, totalement nonsensiques : à l'image de cet homme au bras arraché qui, non seulement ne s'est pas vidé de son sang, mais garde sa respiration sous l'eau durant 15 bonnes minutes ! On citera encore cette séquence hallucinante où des enfants ne profitent pas d'une diversion très attendue et préfère aller chercher des steaks... pour faire diversion plus tard ; de même que cette eau et son niveau très aléatoire (elle ne recouvre pas toujours les véhicules, mais atteint le second étage d'une ville cotière), cette maman qui vient d'accoucher et se bat avec des requins ou, encore cette dynamite invraisemblablement jetée à l'eau et qui pète au moment opportun. Bref : c'est un festival en mode no limit et aucune crédibilité...
Fun sur le moment mais terriblement ringard, le scénario n'essayant jamais de se démarquer, je trouve dommage de ne pas s'être engouffrer dans une brèche plus réaliste, sans pour autant renier le côté B- movie. Mais là ça ne tient pas, mais alors vraiment pas debout
NOTE : 6-7 / 20