Ben Carson a connu une très mauvaise passe, incluant un trauma, une mise à pied et des problèmes d'alcoolisme ayant détruit son couple ; il devient veilleur de nuit dans un mall qui a fermé suite à un terrible incendie.
Mirrors bénéficie d'un scénario qui ne perd jamais son temps, jouant plutôt habilement avec le traumatisme du héros ainsi que la métaphore de la schizophrénie -sans chercher cependant à nous perdre-, ce qui secoue des personnages finalement assez classiques sur l'écran.
Mirrors s'empare de ces scènes de miroirs qui ont fait les beaux jours du cinéma (horrifique) et en fait le coeur de son sujet. A ce sujet assez original, renouvelant le thème d'une malédiction, s'ajoute un pitch novateur et un décor qui nous embarque aisément. Le mystère opaque et un rien "twisted" nous happe sans grand mal et nous tient en haleine.
S'ajoutent des effets gore percutants (les génies Berger & Nicotero) et une séquence en particulier, dans la maison inondée, très réussies, parfaitement maitrisée et marquante.
Si l'on pourra lui reprocher une fin un peu confuse, celle-ci est sauvée par une conclusion qui tombe à point nommé.