Leviticus ne correspond assurément pas aux canons du genre : si l'étroitesse du budget n'est pas étrangère à cette impression, on ne peut nier que le film possède une tonalité très indépendante, un aspect hyper réaliste. De même l'idée d'une entité qui prend l'aspect de la personne qu'on aime est pour le moins séduisante : un démon totalement invisible et d'un nouveau genre, sans FX tapageur. L'auteur fait baigner son scénario dans une musique omniprésente et joue divinement avec ses cadre, laissant ses personnages au bas de l'écran.
Peut-être que le scénario aurait dû s'épanouir et beaucoup plus jouer le doute, aborder encore plus frontalement le thème des thérapies de conversion, dont le film est ouvertement une métaphore. En pensant changer l'autre, le guérir, on le transforme en ce monstre qui lui ressemble en tout point mais qu'il n'est pas. Sur un air de "laissez les gens choisir, arrêter de vouloir imposer votre volonté / interdire la leur, transformer égoistement les gens en ce que l'on aimerait qu'ils soient"
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NOTE : 13-14 / 20